Histoire spiritaine

De 1703 à 1792

Fondation de la Congrégation et premiers développements,

jusqu’à l’épreuve de la Révolution française 

 

1703 Le 27 mai, en la fête de la Pentecôte, dans l’église de Saint-Étienne-des-Grès à Paris, Claude Poullart des Places et ses 12 compagnons se consacrent à l’Esprit-Saint sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie, dans le but de s’engager pour le service des pauvres.
1707 Le 17 décembre, Claude Poullart des Places est ordonné prêtre à l’âge de 28 ans.
1709 Claude Poullart de Places meurt le 2 octobre à l’âge de 30ans. Il est inhumé le lendemain dans la  fosse commune du Clergé pauvre, à Saint-Étienne-du-Mont. Le Séminaire du Saint-Esprit compte alors 72 étudiants. Ils sont les premiers Spiritains, au sens large de « sortis du Séminaire du Saint-Esprit ».
1732 Début de l’envoi de Spiritains sur d’autres continents : M. François Frison de la Mothe est envoyé au Québec, au Canada. D’autres Spiritains sont envoyés en Amérique du Nord pour travailler avec les Amérindiens et les Acadiens. D’autres encore sont allés en Extrême-Orient en se joignant aux Missions étrangères de Paris : Chine, Cambodge, Vietnam, Siam (Thaïlande) et Inde. Ceux qui restent en France, se mettent au service de différents diocèses et s’engagent chez les Montfortains en raison de l’amitié qui liait Poullart à Grignion de Montfort.
1734 L’archevêque de Paris, Mgr de Vintimille, approuve les Règles et Constitutions du Séminaire et de la Communauté du Saint-Esprit et de l’Immaculée Conception (1726) — et de la Vierge Immaculée (1734).
1765-1778  En 1765, Rome charge la Congrégation du Saint-Esprit des Préfectures apostoliques de Saint-Pierre et Miquelon (1765), de Guyane (1775), de Saint-Louis du Sénégal(1778). À partir de 1766, la Communauté du Saint-Esprit prend le titre de « Congrégation du Saint-Esprit ».
1791 Jusqu’à cette date, 22 Spiritains français avaient travaillé à Saint-Pierre et Miquelon et en Acadie (Canada) comme missionnaires auprès des Indiens et comme professeurs au Séminaire de la ville de Québec ; après cette date, avec l’établissement graduel des colons anglais, les Spiritains étant originaires de France et loyaux défenseurs des Autochtones, sont expulsés du Canada. Ils ont cependant continué à travailler dans les îles de Saint-Pierre et Miquelon.
1792 La Révolution française supprime tous les Ordres religieux et la Congrégation a été dissoute. Les Spiritains doivent se disperser ; quelques-uns émigrent en Angleterre, en Suisse ou en Italie. D’autres restent en France et offrent leurs services dans différents diocèses jusqu’à ce qu’il soit possible de reprendre l’œuvre interrompue, grâce à la foi et au courage de M. Jacques Bertout (1753-1832).