L’épidémie du virus Ébola en Afrique de l’Ouest et ses répercussions sur la pastorale

http://www.spiritan.ie/2012/index.php?id=48

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L’actuelle épidémie du virus Ébola en Afrique de l’Ouest est la pire des épidémies jamais connues. Elle a sérieusement malmené le développement économique dans les pays infectés (surtout Sierra Leone et Libéria). Presque tous les vols internationaux vers la Sierra Leone et le Libéria ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Les installations sanitaires des pays infectés sont incapables de faire face à l’immense défi posé par l’épidémie.

Les experts de la santé, locaux et internationaux, continuent à nous recommander de laver souvent les mains avec du savon et de l’eau (ou de l’eau chlorée), d’éviter de serrer la main aux gens, de ne pas manger de chauve-souris, de singe ni de viande de chasse, de ne manger que de la viande bien cuite, de ne pas toucher le corps des défunts et d’éviter les rassemblement non nécessaires.

Deux missionnaires espagnols, experts de la santé, ont été infectés au Libéria, alors qu’ils soignaient des victimes du virus. Les deux sont morts en Espagne. En Sierra Leone, au Libéria et en Guinée, 318 agents de la santé ont été infectés et 151 sont morts; dans les cinq pays touchés 5762 personnes ont été contaminées et 2793 sont mortes à ce jour. L’épidémie peut durer encore 6 à 9 mois avant d’être maîtrisée; on prévoit qu’environ 20 000 personnes seront mortes d’ici là..

Désormais, à la messe, nous n’échangeons plus le signe de la paix. Nous avons arrêté d’administrer le baptême, la confirmation et l’onction des malades, car ces sacrements prévoient une onction. La communion est donnée avec précaution, dans la main, pour éviter d’entrer en contact avec la salive du communiant. Les diocèses et les paroisses ont investi tant d’efforts pour mettre sur pied des communautés chrétiennes de base; leurs réunions ne peuvent plus se faire. La présentation d’un certificat de décès est exigée pour une messe de funérailles. On déconseille de veiller les morts. Dans certaines paroisses, les messes dominicales ont été multipliées pour éviter les contatcts dans la foule. Les célébrations du 150e anniversaire de la présence des Spiritains en Sierra Leone, prévues en novembre 2014, ont été ajournées sans date.

Augustine Berewa, supérieur, Sierra Leone

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